Biographie

Investie d’une démarche scientifique expérimentale dès le plus jeune âge, Brigitte de Lerber passe de longues heures à tresser les brins d’herbe de sa campagne périgourdine pour tenter de les faire friser.

Suite au décès de son père, elle est élevée par ses grands-parents pendant que sa mère travaille à l’usine. Pour échapper à sa grand-mère Folcoche, Brigitte de Lerber se réfugie alors dans le dessins et les arts manuels : elle fabrique tous les vêtements de ses poupées, des déguisements, et sans doute déjà des scénographies époustouflantes en carton et ficelle.

Elle fait ses premières classes de peinture et de sculpture avec Colette Coussy avant d’intégrer, en 1974, l’Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré à Paris 3e, mais également les Ateliers des Beaux-Arts à Montparnasse en parallèle (car elle est vaillante et que les cours du soir à l’autre bout de Paris ne lui font pas peur). Puis elle suit des cours à l’école Martenot de Beauvais pendant trois ans. Plus tard, elle se forme aussi au dessin animalier auprès de Serge Nicolle.

Dans les années 80, BdL emménage à Foix et se consacre à l’éducation (sévère et cruelle) de ses deux enfants (« mes deux plus belles œuvres d’art » – dixit), mais aussi à la rénovation de sa maison et à l’aménagement de son jardin, ce qui lui confère de solides connaissances dans les techniques et les matériaux de bricolage. Pendant ces deux décennies, elle développe une activité artistique et créative principalement orientée sur la recherche de la lumière, le travail des couleurs et souvent des textures pour donner des effets de mouvement. Son ennéaptyque floral illustre parfaitement cette période. Vous aimeriez bien les voir, pas vrai ? Pour cela, il faut aller au fond du grenier, mais honnêtement c’est faisable…

A partir des années 2000, Brigitte diversifie sa recherche artistique avec beaucoup plus d’oeuvres en 3D, des mobiles, souvent de grande taille, parfois même animés de moteurs, toujours pour mettre le mouvement au service des effets de lumière. Le Roi des CD , la machine infernale, la peinture à l’encre fluo ou la manipulation de la lumière noire sont emblématiques du nouveau millénaire chez BdL. Elle multiplie l’utilisation de matériaux de bricolage, détourne des objets du quotidien et commence à travailler le verre (peut-être qu’un jour, vous aurez la chance de voir La pluie, une sorte de forêt de miroirs peints avec des gouttes de verres accrochées à des serpentins métalliques… une pièce unique !) . Elle se lance également dans la fabrication de bijoux originaux voire improbables. Elle réalise en dix ans plus de 1000 colliers uniques.

Dans les années 2010, elle développe le concept des « Objets Venus d’Ailleurs », assemblages de matières en forme d’objets, animaux ou personnages qu’elle photographie sous différents éclairages, souvent pour raconter des histoires fantasmagoriques. Aujourd’hui, dans la continuité de cette démarche, BDL aime réaliser des scénographies de ses oeuvres pour proposer au public des expériences plus immersives dans le monde merveilleux de son esprit, c’est le cas de Intimity Castle et de Fantômes.