Fantômes

Fantômes

Au bout du couloir, au détour d’un rideau
Sous un coin de jupe de mon imagination
J’aperçois, visages joueurs, furtifs oripeaux
Êtres de stupeur sans guère plus d’émotion

Et lorsque de la danse, ennivrés, ils fourmillent
Et crépitent comme des souffles rouillés
De leurs têtes sans corps on perçoit la guenille
De ce vieux tissu d’âme que je leur ai prêté

Partez ! – leur dis-je, ou j’éclaire ma pensée
Ou vos yeux, ou vos coeurs ou même vous tout entier
Mais ils reviennent toujours, s’agripper à ma fenêtre
Profitant de mon rêve, de ma paresse peut-être
Alors exaspérée je les chasse d’un grand cri
Et finalement je pleure quand ils sont tous partis

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